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La remontée le long de l'Atlantique


D'Agadir à Tanger

Agadir

          Le départ assez tôt de Tioute nous laisse à Agadir en milieu de matinée. Nous avons donc le temps de nous promener un peu dans les rues «à touristes» qui alignent des dizaines de magasins de n'importe quoi, dont quelques objets locaux perdus dans d'innonbrables pièces d'importation. La description est un peu rude, mais, elle n'a rien d'incongru.
          Ce n'est pas un souk avec ses petites échopes bariolées. C'est plutôt des vrais magasins comme chez nous, sinon que les vendeurs sont des vrais marchands de tapis, au sens noble du terme : ils sont capables de raconter n'importe quoi pour vendre la peau des fesses quelque chose qui ne vaut pas un clou.

          Exemple : dans un magasin, le vendeur, homme de plus d'une cinquantaine d'années, demande à Bernard s'il ne veut pas lui vendre ses sandales. Bernard, étonné, se demande ce qui arrive à un mec qui veut acheter une paire de vielles chaussures. C'est simple : « - Tu me vends tes pompes. Je te paie en ristourne de cacahouètes avariées sur l'article le plus cher et le plus inutile de mon magasin ! »

          Enfin, après avoir batifolé pendant un bon bout de temps, nous déjeunons et nous quittons Agadir qui restera pour nous la première ville à éviter si on veut visiter le Maroc. Aller en vacance dans un grand hôtel pour pas cher, près de la mer, OK. Pour visiter le Maroc, Non !

          Autres images d'Agadir

Essaouira


          En revanche, la route d'Agadir à Essaouira reste un fleuron des routes touristiques. Même si nous la parcourons assez vite, nous mettons 4 à 5 heure pour arriver, nous profitons des plus beaux paysages : Tamri et ses bananes, la côte atlantique avec ses rouleaux, la campagne si verte après avoir passé un long temps sans voir un brin d'herbe.

          Nous entrons dans Essouira vers 17 heures. Le temps de trouver un hôtel pour une nuit et nous nous rendons au port. Comme très souvent ici, le vent est fort et frisquet. On a besoin d'une petite laine, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps.

          La première visite est pour les remparts à la Vauban et Mogador. Puis, les boutiques implantées dans les remparts, celles qui sont encore occupées par des vraies productions locales. Nous avons l'impression que le ménage a été fait. Il y a moins de boutiques de souvenirs taiwanais que lors du dernier voyage. Est-ce que les autorités du secteur ont compris que le tourisme ne peut pas exister sans un minimum d'authenticité ?

Essaouira : Mogador. cn0718n Essaouira : le tuya. c15308n
L'incontournable diner
          A ne manquer sous aucun prétexte : un repas dans les boutiques du port. Que du poisson et des fruits de mer.
          Il faut discuter le bout de gras. Même si les prix sont indiqués en «tête de gondole». Nous allons manger pour 40 € à 4 avec un demi-homard chacun et pléthore de bestioles plus ou moins appétissantes, c'est selon.

          Nous mangeons ici pour la 3° ou 4° fois. Nous n'avons été déçu que par les cigales de mer : il n'y a vraiment rien à manger dans ces bestioles.
          Plus on discute avec l'équipe, mieux on mange et moins c'est cher !

          Prévoir un petit déssert et/ou un café en ville après l'orgie de bestioles.

Les restos du port. c15325n

Le port

          Le port d'Essaouira requiert une visite longue et approfondie. Voire plusieurs visites si le séjour le permet.
          En effet, il compte plusieurs centres d'intérêts :
- les bateaux de pêche avec toute la vie qui les anime, du retour des pêcheurs jusqu'à la vente sur les étals (??? : aller voir pour comprendre les points d'interrogation !) ;
- les chantiers navals : comment, avec rien, on fabrique les bateaux les plus fiers du monde des alentours.
- les oiseaux : comment peut-il y avoir autant de goélands ici ?
- les remparts ...


Essaouira : le port. Les chantiers navals. c15405n Essaouira : le port. Les goélands. c15411n
          Mille excuses : je n'ai pas eu le temps de mettre le télé-objectif.

          Mais, la bestiole volante n'a pas réussi à emporter la bestiole nageante. Même morte, elle était trop lourde.

          Autres images d'Essaouira

 c15402n

Oualidia

          Nous quittons Essaouira en début de matinée.

          La route est simple : il suffit de suivre la mer, vers le nord. Pas la grand route, en rouge sur la carte. Non ! la petite route en jaune juste au bord de la mer. Elle est bien plus jolie et bien plus rapide.
          Et puis, elle passe par Safi, le cap Beddouza et Oualidia.

          A Oualidia, juste à la sortie de la ville, tout près de l'eau, il y a un restaurant, l'Ostréa II, qui propose la degustation d'huitres. A ne rater en aucun cas ! Ici, on sert du vin à table. On peut déguster seulement, on peut déjeuner ou diner, on peut dormir. C'est un peu cher. Mais, pour déguster, c'est bien.

          A éviter à Oualidia : l'Hippocampe ! Si cela n'a pas changé, c'est bien trop cher et pas sympa du tout.

Oualidia : dégistation des huites du parc. cn0733n

          Autres images de Oualidia

L'hôtel le plus minable du séjour

          Il est trop tôt pour dormir à Oualidia. Nous décidons de poursuivre vers el Jadida, la station balnéaire chique de Casablanca.

          Marie trouve un hôtel sur le Routard : la Brise : « à 37 km d'el Jadida... Compter 200 Dh ( 20€) la double. Menu autour de 100 Dh (10€). Une dizaine de belles chambres rénovées, avec vue sur la mer et les marais salants. Pas de plage à proximité mais le cadre est magnifique. Repas à base de poisson et de fruits de mer servis en terrasse» C'est le texte du Routard 2005-2006, pages 278, 280.
          Les guides précedents étaient plus prudent. Exemple : 2003-2004 : «... Constitue un excellent dépannage lorsque tout est complet à Oualidia.»

          Voilà ce qu'on a trouvé : effectivement, le cadre est magnifique. Depuis la route, la façade de l'hôtel «en jette».
          Nous entrons et que trouve-t-on ? Voyez plotôt :
- l'eau de la piscine est presque aussi claire que le contenu d'une fosse à purin. (Peut-être est-ce pour cette raison que le Routard 2005-2006 ne précise plus qu'elle est payante, même pour les résidents. Les gérants ont préféré ne plus faire payer et ne plus l'entretenir) ;
- la terrasse est remplie de grenades. (Note de la direction : grenade : mot élégant en vénerie pour désigner les merdes de chiens)
- les chambres sont rénovées : pour exemple , voici ci-dessous un détail de la peinture toute neuve de notre chambre.
- les clients qui restent après 18 heures semblent plutôt des clients de bordel que d'hôtel. A 4, ils ont éclusé au moins 50 canettes de bière pendant notre repas, soit en un peu plus d'une heure.
- etc, etc.

          Nous ne voulons pas moisir plus longtemps ici. Dès le réveil, nous voulons petit déjeuner. Seulement, il nous faut attendre une grosse demi-heure pour qu'il y ait quelqu'un pour nous servir.

          Enfin : le Routard surveille-t-il toujours ses informations ?
          Que des hôtels ne soient pas dans les critères normaux, soit. Mais qu'un guide aussi réputé ne prenne pas en compte la réalité des choses, nous sommes étonnés. J'ai envoyé des messages par e-mail au Routard. Je n'ai pas encore eu de réponse de leur part. Qu'il y ait des ratés dans des guides de cette taille, c'est humain. Qu'il y ait des informations aussi erronées, ce n'est pas pardonnable. Cela prouve qu'il n'y a pas de contrôle réel des infos qui sont transmises. J'aimerais avoir des explications du Guide.

La Brise : à chier. c15426n La Brise : à chier . c15427n

Casablanca

          Notre lever aux aurores nous dépose à Casablanca, devant le Grande Mosquée avant la deuxième prière (ou peut-être juste après. Mais il était très tôt, aux alentours de 9 h.).

          Nous ne visiterons pas ce monument. Le prix de l'entrée est vraiment trop cher : 10 € par personne. Pour le prix de la visite d'une cathédrale, je veux bien entrer. Pas pour 100 Dh. Malgré ce prix, il y a déjà un monde fou.
          Vu de l'extérieur, c'est vraiment grandiose. Domage que les galeries extérieures ne sont pas terminées. Elles ne sont toujours pas mieux finies qu'il y a deux ans. C'est comme un décor de cinéma : ce qui se voit est parfait. Dessous, c'est du béton brut.


          Nous réussirons à traverser Casablanca sans encombres. La circulation place de l'Etoile aux heures de pointe, c'est une plaisenterie à côté de celle de cette ville !

Casablanca : la Grande Mosquée. cn0801n Casablanca : la Grande Mosquée. c15431n

Tanger

          Nous voici de retour à Tanger. Est-ce parce qu'on sent l'écurie que nous avons traversé le nord du Maroc d'une traite ?
          Nous nous donnons encore un peu de bon temps ici. Demain, nous quitterons le Maroc. Mais, avant, profitons encore un peu.

          Première mission : trouver un gîte. L'hôtel Tarik est complet. Nous trouvons un petit hôtel dont je ne me souviens plus le nom. Je saurais le retrouver. Il est en dessous de l'hôtel Rembrandt, près du restaurant espagnol. Il est utilisé par les autochtones. Les chambres y sont très propres. L'accueil est de bonne qualité. Nous avons une nuit de cauchemards à rattraper. Nous y dormirons bien.

          Nous dînerons encore une fois d'une paëlla. Avec les mêmes serveurs. Une petite note locale : le serveur nous apporte les cartes. Mais, avant de nous les donner, il pose la question qui tue : « - Comme la dernière fois ?». On ne peut vraiment pas passer incognito ! Mais, très sympa, le serveur.

          Demain, nous serons très tôt sur le bateau.
          Comme à l'arrivée, nous avons petit-déjeuné au Café de Paris. Même serveur, mêmes petits croissants, etc.
          Nous gagnons ensuite le port et l'embarquement. Nous avons le temps de voir ce qui se passe. Nous serons très peu nombreux sur le bateau. Le ferry qui nous avait amené part quand on monte à bord de notre bateau. Nous le retrouverons à Algésiras. Claude pourra compléter la collection d'images pour la famille du défunt.

          Pendant la traversée, nous chercherons les dauphins que nous ne trouverons pas. Mais, Claude et Marie verront une tortue.

          La traversée se passe au mieux, avec la sensation de se sentir bien dans un séjour qui s'est somme toute bien déroulé. Notre seule vraie déconvenue est la nuit à la Brise.

          C'est donc bien détendus et heureux de retrouver l'Europe que nous atterrissons à Algésiras. Les formalités de douane se passent très vite. Nous gagnons la route de Malaga.
          Adieu le Maroc. Peut-être à plus tôt quand-même !

Tanger la blanche. m0370n

Un petit dernier «plaisir des yeux» : Tanger vu du bateau

Tanger. m0374n




 
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  Dernière modification : 20/12/2010