Vous êtes ici : Site perso de Michel MAGNIER > Album de voyage > Séjour à 4 - 2005 > Traversée de l'Atlas >

La traversée de l'Atlas


De Marrakech à Tinerhir

La ville rouge

          Nous avons deux nuitées d'hôtel réservées à Marrakech. Nous connaissons l'Ibis. S'il n'est pas la meilleure solution pour un séjour d'une semaine, pour deux nuits, il sera excellent.
          Dès le départ, nous avions décidé de ne pas passer beaucoup de temps ici. Non pas qu'il n'y ait rien à voir ni à faire. Mais, depuis la France, un séjour à Marrakech est le voyage le plus facile à organiser. Alors, gardons la ville inexplorée le plus possible pour excuser une voyage futur dans un complexe touristique de la Palmeraie ou dans un hôtel de l'Hivernage. Pour l'heure, on en verra un minimum pour se faire une idée de ce qui attend le touriste pendant une semaine.

Le Koutoubia à Marrakech. cn0335n
          Le premier soir, nous avons mangé dans un resto de la rue Mohamed VI, la grande rue de Guelize qui mène à la médina.
          Dès le lendemain matin, nous marchons vers le centre vital de la ville : la place Jemaa el fna.

          Le point de mire du Koutoubia nous guide, si besoin était. Il n'y a pas trop de monde dans les rues, donc pas trop de pollution par les diesels fumants.
          Nous arrivons sur l'allée des calèches complètement refaite. Elle est devenue une rue piétonne. Le luxe !

          Autres images de Marrakech

Le Koutoubia, vu de la place Jemaa el Fna. cn0337n

          Quant à la place Jemaa el Fna, on a envie de prendre des patinettes, tellement le sol est propre !
          Plus de station de taxis contre l'hôtel du Club Med. Plus de circulation intense vers la médina, par la droite de la place.

          A 10 h du matin, la place n'est qu'un bout de macadam, remplacé par du carrelage, s'il vous plaît ! Peu de monde, pas de bruit, encéphologramme plat, quoi !

          Nous reviendrons ce soir, pour constater les bouleversements. Pour l'instant nous allons voir le palais de la Bahia.

          Quand nous reviendrons, ce soir, nous trouverons à diner en terrasse, complètement à droite, près de la petite mosquée. Nous ne sommes pas en bordure du balcon, mais la visibilité vers la place est bonne. Nous laissons Bernard et Claude dans le bon sens pour ne pas perdre du spectacle.
          Il y a peu de monde sur la place. La saison touristique n'est pas le plein été !

          Autres images de Jemaa el Fna

10h : La banale place Jemaa el Fna. c148264 20h : la mythique palce Jemaa el Fna. cn0416n

Le palais de la Bahia

          Nous avons choisi la visite du palais de la Bahia parce que nous pensons que c'est ici qu'on trouve le mieux l'expression de l'art arabo-berbère de la région. Nous avons déjà visité une belle médersa à Fès. Autant choisir un monument civil.
          Nous choisissons de venir ici à pied, depuis la place Jemaa el Fna. D'abord, ce n'est pas loins, 400 mètres environ. Ensuite, cela nous fait traverser des rues commerçantes vivantes, avec des vraies boutiques pour les gens d'ici. Les souks, que nous visiterons après sont orientés touristes. Ils n'ont rien de la vraie réalité, sauf si on s'y engage très loins, dans la médina.

La grande cour du palais de la Bahia. cn0405n
          Premier atout du palais : il y fait frais, je vous dis pas !
          Deuxième atout : on peut le visiter au calme, entre les groupes de touristes avec guides. Pour les informations, il suffit de se joindre à un des groupes qui défilent, un qui cause en français, c'est plus facile à comprendre.

          Nous venons ici pour la 5° ou 6° fois. Nous avons toujours le même plaisir à visiter.

          Note : ce n'est pas facile de faire une photo de la grande cours vide, ou presque !

          Autres images de monuments

La fraîcheur des jardins de la Bahia. cn0408n

Les souks

          Visite incontournable, même si on ne passe que quelques heures à Marrakech. Il nous est plusieurs fois arrivé de nous arrêter seulement pour déjeuner chez Chegrouni, de visiter les souks pendant une grosse heure, juste le temps de s'impregner les narines, pour le plaisir des yeux et repartir aussitôt.
          Nous ne pouvons pas priver Bernard et Claude de ce spectacle. Nous verrons les teinturiers, les forgerons, entre autres. Pour goûter complètement, il faudrait y passer plusieurs jours, comme nous l'avions fait au printemps 2000. Mais, nous avons décidé que cela serait l'objectif d'un voyage à Marrakech et pas au Maroc.

          Nous avons réussi à entrer dans la rue des marchands de poulets. C'est une performance à deux titres : il y pue tellement pour nous qui n'avons plus jamais droit aux odeurs naturelles qu'il faut arriver à entrer. Les visiteurs touristes sont tellement rares ici qu'il faut palabrer pour faire retomber la pression, surtout avec un appareil photo ! J'ai réussi à faire une photo d'un gamin dans sa boutique avec ses bestioles après une âpre discussion. Par respect pour la transaction, je ne veux pas l'exposer au public. Je dois la donner au gamin lors de mon prochain voyage là-bas, incha allah !

          Autres images des souks

Le marché aux volailles à Marrakech. c14901n Sculpture sur platre, dans les souks. c14909n

          Après les souks, nous déjeunerons chez Chegrouni. Mais, si on y mange toujours bien, le principal du spectacle a disparu : les bus ne peuvent plus venir jusqu'ici. Alors, on ne voit plus les touristes défiler, deux par deux, comme des écoliers de maternelle, pour aller dans les souks. C'est domage !

Le hammam

          Aller aux bains seul, ce n'est pas facile. En revanche, accompagnée, Marie a osé. Nous sommes allé dans un hammam tout neuf, à la périphérie de Marrakech. C'est un peu cher, par rapport aux autres sites, mais c'est plus «thalasso».

          Bernard et moi y étions seuls. Pas d'autochtone. Les deux garçons masseurs s'en sont donné à coeur joie. Je crois qu'ils ont dépensé plus d'eau pour nous deux que pendant une journée d'affluence complète. Ils se sont battus comme des gamins pendant une heure. A nous les éclaboussures, et même plus !
          En sortant, ils se sont excusés : « - Avec la clientèle habituelle, on ne peut pas faire cela. Merci de nous avoir laissé nous défouler.» Nous en avons bien profité aussi ! Mon masseur avant quand-même réussi à me redémentibuler l'épaule, à tel point que j'ai dû aller consulter en rentrant.

D'autres images de Marrakech

          La villa Majorelle
          Les tanneries


Conclusions à Marrakech

          Même si nous ne sommes restés qu'une grosse journée entière, nous aurons profité au maximum. Nous avons été de vrais toutous, quoi que !

          Demain, nous partons vers le Sud. Marie souhaite qu'on visite la vallée du Zate, oued au pied du col de Tichka. Le Guide du Routard donne une adresse et un numério de téléphone pour passer la nuit chez l'habitant à Ansa.
          Qu'est Ansa ? C'est un village, perdu dans la montagne, à 2 heures de piste du dernier bout de macadam, sur une route à faire peur à un conducteur chevronné. Le Routard dit qu'on voudrait y installer une activité touristique un peu évoluée.
          Depuis que nous sommes à Marrakech, j'essaie de téléphoner. Jamais cela ne répond. Pas de boite vocale. Pas de signe de vie. Alors, que fait-on ? Y va-t-on ? N'y va-t-on pas ? zate is ze question !
          De guerre las, nous décidons de faire comme si on avait eu une réponse positive : on y va !

Ansa - la vallée du Zate

          Nous quittons donc Marrakech très tôt pour des vacanciers. A neuf heures, nous sommes au super-marché Marjane, à la sortie de la ville. Il est tellement tôt qu'il n'y a pas encore de clients. Peut-être 10, pas plus. Ceci nous permet de discuter avec les vendeuses. Dont une nous dit qu'elle vend du jambon toute la journée et pas qu'aux étranger ! Nous en profitons pour faire le plein de victuailles pour tenir un jour ou deux dans des lieux sur lesquels on ne sait rien.

          Bientôt, nous arrivons à la bifurcation vers Aslioum. Dès que nous arrivons sur la route secondaire, la circulation s'intensifie : moultes charettes se mêlent aux véhicules à moteur, des camions IZUTSU , de vieilles 404 ou autres antiquités parmi les Mercedes toutes neuves. Depuis plusieurs années, le parc automobile du Maroc s'est radicalement transformé : on ne trouve pratiquement plus d'épaves qui roulent on ne sait comment et le niveau moyen de l'état des véhicules s'est complètement amélioré.
          Le macadam nous déroule le tapis rouge jusqu'au centre d'Aslioum. Puis, la chaussée, en pleine ville devient un vrai champ de bataille. Des ornières comme si on avait fait des tranchées et qu'on les ait mal rebouchées.
          Nous nous arrêtons pour acheter quelques fruits. Et nous montons la vallée de l'inconnu. A une bifurcation, un paysan nous indique la route d'Ansa.

          La vallée du Zate est parallèle à celle de l'Ourika. Si cette dernière est beaucoup plus connue des touristes, celle-ci n'a rien à lui envier en beauté, calme et authenticité. Elle est moins encaissée dans sa partie basse. Mais, la route est bien plus difficile. Ceci explique certainement qu'elle est restée hors des chemins touristiques.

          Dès la ville hors de vue, la piste s'engage dans les gorges étroites et sinueuses de l'oued qui, ici est une vraie rivière.
          Nous avançons doucement sur ce chemin. Il y a tant de choses à voir... et il y a tant de précautions à prendre pour ne pas quitter la piste qui grimpe le long de la falaise. Du côté conducteur, il faut faire attention de ne pas frotter le rétroviseur dur la paroi rocheuse. A droite, si je m'arrête, le passager qui descent pose le pied dans le vide ! Cette métaphone est à peine exagérée. Que fait-on si on croise quelqu'un ? Nous aurons la réponse un peu plus tard : « - Les gens d'ici ont l'habitude. Ils reculeront pour vous laisser passer.» Encore merci l'hospitalité.

La basse vallée du Zate. cn0422n
          Bientôt, dans un méandre de la rivière, la piste décrit une boucle et vient raser le lit de galets. Nous profitons de l'aubaine pour déjeuner.

          Tout y est :
- le petit sentier pour garer le 4x4 au cas où un véhicule viendrait à passer
- le frigo : l'eau de la rivière est assez fraîche. Marie et Bernard construisent un petit barrage pour y mettre les boissons
- les sièges : les rochers assez gros et assez plats pour recevoir nos augustes postérieurs
- le soleil : assez vif pour ne pas nous brûler
- le calme : de tout le temps du repas, nous n'entendrons pas un seul moteur !

          Nous allons prendre ici un de nos meilleurs repas. Heureusement que, ce matin, nous avons fait les escales au Marjane et à Aslioum pour ravitailler !
Pique-nique au bord du Zate. c14914n

          Après un bon repas et une bonne petite sieste (on est en vacances, tout de même !), nous reprenons notre sentier de chèvre. Le spectacle est grandiose.
          Enfin, nous arrivons à destination. La piste s'arrête sur une place qui ressemble à une place de battage : un plateau circulaire d'une trentaine de mètres de diamètre, pas plus.
          En contre-bas, des ouvriers construisent un bâtiment. Ils s'arrêtent, nous regardent tout ebahis. Il sont vraiment l'air de dire : «- Qu'est-ce qui foutent ici, ceux là ?» Comme c'était de l'arabo-berbère non littéraire, la traduction n'est qu'approximative, mais elle résume bien la situation.
          Le plus jeune d'entre eux s'approche. En fait, il saute du toit sur la place. «- Si vous cherchez le refuge cité dans le Routard, vous arrivez un peu tôt. Nous sommes en train de terminer le plancher. Si le temps le permet, le toit sera posé avant l'hiver, qui est rude par ici. »
          Au moins, nous ne savons pas encore où nous sommes arrivés, mais nous savons pourquoi le téléphone ne répondait pas ! Nous pensons vraiment que le personnel du Routard vérifie sérieusement ses infos avant de faire paraître un article dans son canard ! J'ai lancé plusieurs e-mails vers leurs boites aux lettres pour leur parler du pays. Mais, je ne sais si ce n'est pas la bonne ou s'ils sont eux aussi aux abonnés absents. Je n'ai pas encore eu de réponse de leur part.

Le refuge d'Ansa (!?). c14917n Nous devions dormir ici ce soir ! c14926n

          Nous savons maintenant qu'il n'y a pas encore de possibilité de dormir ici. Et pour cause !
          Nous allons visiter le village. Le chemin qui y mène est capable de recevoir une mule. Mais, je ne sais pas si la charrette qu'elle traîne peut passer. Si pour les deux cents premiers mètres, il n'y a pas de problème, plus loin, même une brouette ne passe pas.

          Les maisons sont imbriquées les unes dans et/ou sur les autres, de belles maisons de pierres remarquables. Nous entammerons la discussion avec une femme qui vient nous montrer comment elle file la laine sur sa quenouille. Mais, le français n'est jamais arrivé jusqu'ici. Elle ne comprend pas nos questions. Des jeunes filles cachées derrière leur fenêtre auraient certainement pu mieux palabrer. Mais, elles sont tellement farouches ...
          Faire monter des touristes ici sera un problème : comment assurer le transport ? comment les habitants du village vont pouvoir recevoir des extra-terrestres en comparaison de leur mode de vie ? Nous reviendrons un jour ici pour voir comment cela se sera passé.

De la lumière
          Nous sommes à plus de 2500 mètres d'altitude. Le ciel est d'un bleu très pur. Je n'ai trouvé une telle luminosité qu'au monastère Sainte Catherine, dans le Sinaï.

Maisons à Ansa. m0288n Rayon de lumière à Ansa. m0289n

          Nous prenons notre temps à visiter les ruelles, à marcher dans les rigoles d'irrigation.
          Mais, vient l'heure de redescendre. Nous reprenons la route. Pardon, la piste ! Cette fois, le conducteur est du côté du vide. Les virages à droite se prennent sans savoir si on est encore sur les cailloux. Bernard surveille le rétroviseur de droite. Et on va lentement. On s'arrête souvent pour admirer cette merveille de la nature qu'est la haute vallée du Zate.

          Nous arrivons à l'endroit du pique-nique de ce midi. La voiture transporte tout ce qu'il faut pour bivouaquer. Nous décidons de monter la tente pour passer la nuit ici. Nos instincts de boy-scout se réveillent : feu de camp, etc, etc.
          Nous allons passer la plus belle nuit du voyage. Merci quand-même, le Routard !

          Nous rencontrerons un paysan débardeur. Avec sa mule, il remonte des rondains de plus pas dans la vallée. Nous le verrons passer deux fois jausqu'au coucher du soleil.
          Au réveil, demain matin, aux premiers rayons du soleil, il remontait déjà avec sa bestiole et son chargement. Combien de km dure son périple ?

          Nous rencontrerons aussi, par geste et cris interposés, un paysan qui remonte un lourd sac sur son dos dans la montagne. Il n'en finit pas de monter. Depuis ici, sa vitesse semble supersonique. Nous savons ce qu'est la montagne pour y avoir fait de nombreuses randonnées. Mais, avec sa charge, nous ne comprenons pas comment il grimpe aussi vite.

Le transporteur de grumes. cn0430n Bivouac au bord du Zate. cn0434n

          Pour une information prématurée du Routard, nous avons vécu 24 heures hors du temps. Nous avons constaté lors de ce voyage tous les changements dans la vie au Maroc. L'occidentalisation est en marche :
- la propreté arrive. Ce n'est pas encore comme chez nous. Mais les efforts accomplis depuis 5 ou 6 ans sont vraiment significatifs.
- le réseau routier s'est fortement amélioré : des pistes ont été nivelées. Le macadam, s'il n'est pas arrivé encore partout, c'est répendu dans bien des endroits.
- les images si typiques des premières années sont de moins en moins nombreuses, etc.

          Avec cette journée, nous sommes revenus plusieurs dizaines d'années en arrière.
          Une question se pose : que vont devenir ces gens, que va devenir cette vallée si elle se touristifie ? Je pense que bien des touristes n'oseront pas grimper dans cette route avant longtemps. Je le souhaite aux habitants locaux : qu'ils gardent leur cadre de vie intact le plus longtemps possible.
          Mais, comment faire pour que les villageois puissent profiter au mieux des avantages que notre société est capable de leur apporter, sans pour autant leur massacrer la vie ?
          Je n'ai pas la réponse. Je suis seulement sûr de ne pas être le seul à ne pas avoir la réponse.

Bilan de cette escapade :
          C'est la plus belle phase du voyage.

La traversée de l'Atlas

Col du Tichka

          Après un lever aux premiers rayons du soleil, un petit déjeuner sur le pouce et un rangement laborieux de coffre du 4x4, nous finissons la descente vers la route du Tichka.
          Cette route est banale : un col alpin qui passe à 2200 mètres d'altitude, utilisé par tous véhicules, dont les camions et les autobus. C'est le retour à la civilisation, quoi !
          Justement, la civilisation : si on reprenait un vrai petit déjeuner au Tichka ? Sous un vent à décorner les boeufs, nous apprécions les petits croissants apportés par ... un émigré qui revient au pays en ouvrant une guinguette loin de la civilisation. Cet émigré est de Nancy. Il nous dit aller ce jour faire changer la plaque d'immatriculation de sa voiture qui est encore nancéienne. Si vous passez par là et que vous voyez la voiture encore immatriculée en 54, c'est qu'il aura eu beaucoup de clients et qu'il n'aura eu le temps de passer à la préfecture ! Ou peut-être y-a-t-il une autre raison ?

          Les habitudes étant une seconde nature, nous nous arrêtons dans notre boutique de cailloux préférée. Nous n'acheterons rien, mais le paysage est splendide et une halte n'a jamais fait de mal.

Une boutique du col du Tichka. m0295n Par la route de Telouet. m0297n

Par la route de Telouet

          Deux solutions :
- nous descendons la grand route du col. Très joli, mais il suffit de prendre le bus pour admirer.
- nous tournons à gauche vers Telouet : plus ardu, dont 54 km de piste pas toujours très confortable.
          La solution de la piste est votée à l'unanimité. En fait comme les votants hésitaient, j'ai tourné de mon propre gré. C'est cela la vraie démocratie : plein de votants et un seul décideur ! (Je crois que tout le monde n'est pas d'accord. Aurai-je fais une erreur ?).

          Mais, cette route est si belle que, si on en a la possibilité, il faut y passer au moins une fois.
          Je constate que sur le site en ligne, je n'ai pas mis une seule image de cette magnifique route. Je l'appelle «la route de la géode». En effet, c'est un peu comme si nous étions une mouche qui trottine sur la coupe 'une géode et qui regarde en dessous d'elle les cristaux briller comme des diaments. L'image ci-dessus donne une petite idée de ce qu'on voit d'un bout à l'autre de cette piste.
          Venir au Maroc pour faire une seule piste : c'est celle que je recommande ... Mais, je ne connais pas tout le Maroc !

          Autres images d'Ait-Benhaddou

Conclusions

          Notre journée se termine par une collation dans une auberge à Ait-Benhaddou. Puis, c'est le petit train-train pour atteindre Ouarzazate qui n'est plus qu'à une vingtaine de km.

          Cette ville n'est qu'une étape dans notre périple. Nous allons y passer une seule nuit. Juste le temps de vérifier si ce que nous connaissons ici change ou pas.
          L'hôtel Asghor est toujours le même. Le personnel a gardé ses qualités d'accueil. Le fin pêcheur à la ligne, accessoirement maitre d'hôtel, est parti en retraite. La dame qui fait de si bonnes crèpes, servies avec si grand sourire est toujours là (sauf le mardi, comme à l'habitude!). La piscine dispose maintenant d'une grande terrasse construite sur l'ancien jardin. Le point de vue n'est toujours pas caché sur l'Anti-Atlas, vers Agdz et Zagora. Tout est en place pour qu'on revienne en vacances ici. Le couscous est toujours excellent aux Dattes d'or (quoi que le cinéma qu'ils font avec l'Obélix est vraiment casse pied).
          A tous mes lecteurs : n'hésitez pas ! Si vous voulez devenir amouraux du Maroc, n'allez pas à Marrakech, à Agadir ou dans d'autres grandes villes. Venez ici, dans cet hôtel. Peut-être est-il viellot. Mais, il confirme, si besoin en était que c'est dans les vieux pots qu'on fait la bonne soupe.

          Nous terminons notre marche d'approche. Le gros du séjour se passe de ce côté de l'Atlas. Depuis notre premier voyage, en 1998, c'est notre région préférée. Ce voyage ne nous fera pas changer d'avis.

          Autres images de Ouarzazate





 
Ecrit et composé avec GenPh© -CopyrightDepot.com 00035368- V 2.010-5601-MMag du 26/12/2006

  Dernière modification : 20/12/2010