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Retour


          La traversée fut calme, tranquile et sereine.

          Le passage en douane s'est passé comme une lettre à la boite.

          Les ferrys continuent leurs navettes. Voici celui qui nous a emmené au Maroc il y a trois semaines qui quitte de nouveau le quai.

          Derrière, les collines du Rocher de Gibraltar.

Algésiras. cn0823n

LE point noir du voyage

          Arrivée à Malaga : depuis Algésiras, il y a une grosse centaine de km. Il est temps de s'arrêter un peu pour souffler et entrer dans un magasin pour faire quelques courses, dont l'achat de bidons d'huile d'olive. Nous trainons dans le magasin, tout à fait détendus.

          De retour à la voiture, sur le parking du magasin Continent, pendant que nous faisons de la place pour ranger les bidons d'huile, un escogriffe nous interpelle. Il tente de demander la route pour Malaga. Bernard lui répond : « - T'est con. Tu sorts du parking ! Tu y es à Malaga !». L'opération dure moins de deux ou trois secondes. L'ecogriffe nous quitte et grimpe dans une Golf noire.

          Une demi-heure plus tard, nous sommes arrêtés pour pique-niquer dans la grande montée vers Grenade. Bernard cherche son couteau. Il est dans sa pochette. Mais, la pochette n'est plus dans la voiture !

          Branle-bas de combat, retour immédiat à Malaga ...

La bâtiment le plus connu de Malaga : le préfecture ... de police. cn0824n
Reconstitution des faits
          Revenons aux bidons d'huile d'olive. Nous rangeons tranquilement nos affaires pour trouver une place aux bidons. L'escogriffe accapare notre attention pendant que son complice ouvre la porte passager avant du 4x4 et dérobe la pochette que Bernard vient d'y ranger. Le complice monte dans la voiture. L'escogriffe s'y précipite et la voiture part en trombe.
          Durée de l'opération : moins de temps qu'il n'en faut pour imaginer qu'on se fait avoir, et ce, malgré toutes les informations qu'on a sur la promptitude des malfrats de commettre leurs forfaits.

          L'histoire se poursuit à la préfecture de police, à 300 m à vol d'oiseau du magasin.

Epilogue
          A la préfecture de police, tout est prêt pour enregistrer la plainte : un téléphone est là, exprès pour cela. Le numéro indiqué par le policier aboutit chez un traducteur assermenté qui prend la déposition en français, le rédige immédiatement en espagnol. Dès que l'opération est terminée, le traducteur envoie par e-mail le texte de la déposition qui est imprimé immédiatement sur papier officiel au poste de police. Yapuka signer !
          L'industrie du détroussage de touristes est très au point dans ce pays de ... (mettez ce que vous voulez !)

          Grâce au téléphone portable, la carte bleue a été bloquée immédiatement. Il n'y a pas eu de conséquence de ce côté là. En revanche, les papiers et le reste sont perdus à jamais !
          Mais, revenir sur le sol européen aussi bien en forme, aussi détendu que peut faire un voyage agréable et sans histoire, laisse tout à fait vulnérable à ce genre de mésaventure.

          La solution est peut-être celle-ci : si tu es abordé par quelqu'un pour une raison qui n'apparaît pas nette dans l'instant, tu casses la gueule d'abord et éventuellement, tu t'excuses ensuite. Sinon, tu laisses sur le champ avec le plus de bobos possible.
          Ce texte est-il de l'incitation à ce que vous voudrez ? Peut-être. Mais, à bon entendeur, Salut !

          Hors ce type de réaction, il faut prendre le maximum de précaution, au bon moment, à bon escient, à bon tout ce qu'on voudra, surtout quand on n'y pense pas !


          Morale de l'histoire : comme la remontée du Maroc c'est passé un peu rapidement, nous envisagions musarder en Espagne. De fait, nous sommes rentrés presque sans nous arrêter, sans dépenser un seul centime, hors le gas-oil. Les voyages dans ce pays sont remis à la saint Glinglin (Eh oui, il existe encore !) Et nous faisons tout pour dissuader quiconque d'entreprendre des actions touristiques au sud des Pyrénées.

          C'est avec un certain soulagement que nous arrivons à la Jonquiera. Nous y dépenserons malgré-tout quelques sesterces.
          Nous nous calmerons au déjeuner pris sur l'aire catalane de l'A9, près de Perpignan.


Conclusions du voyage


          Nous avons vécus trois semaines fort agréables au Maroc. Nous avons retrouvé des gens que nous connaissions déjà. Nous en avons rencontré d'autres.
          Nous avons fait aimer ce pays à Bernard et Claude.


          C'était notre quatrième séjour en voiture depuis la France. Peut-être sera-ce le dernier, compte tenu des désagréments du voyage. La traversée de la France, celle de l'Espagne, d'une partie du Maroc prend beaucoup de temps et d'énergie.
          Se rendre par avion sur place, louer une voiture là-bas serait-il une meilleure solution ? Nous l'avons déjà fait, mais avant d'être autant à l'aise dans le pays. Nous n'avions loué qu'une petite voiture. Cela n'ouvre pas les mêmes horizons qu'un 4x4. Car, même si le macadam gagne de la route, au grand bien des autochtones, il reste tellement de sites à découvrir et de gens à connaître, hors des circuits touristiques classiques et les plus beaux paysages sont sur les pistes.

          Trois semaines : c'est une bonne mesure pour bien profiter et rentrer chez soi avant d'être saturé.

          Evolution du pays : depuis notre premier voyage, en 1998, donc il n'y a que 7 ans, le Maroc a beaucoup évolué. «La civilisation» gagne du terrain. Par exemple, la propreté arrive, le parc automobile s'est débarrassé des os qui circulaient à tout bout de champ, les images si typiques ont pour la plupart disparues.
          Vers quoi va aller le Maroc ? Il y a deux ou trois ans, nous aurions envisagé acheter un pied à terre. Il n'est pas sûr du tout que cette idée persite dans notre esprit. Pourquoi ? Parce que déjà beaucoup d'européens l'ont fait ou le font : trop d'étranger va fabriquer une forme de rejet. Les émigrés rentent au pays et s'y installent dans des commerces, par exemple. Cela n'ira pas longtemps sans heurt : ils sont déjà privilégiés par rapports à ceux qui sont restés au pays et, maintenant, ils viennent prendre leur pain. J'aimerais connaître les avis d'autres, Marocains ou Français.

          Il est fort probable que ce ne sera pas notre dernier voyage dans ce pays. Nous envisageons deux types de séjours :
- soit le séjour toutou pur et dur : une semaine de thalasso quelque part du côté d'Agadir ou ailleurs : c'est la thalasso, pas le séjour au Maroc qui prime, dans ce cas ;
- soit plus en profondeur encore : dans une formule à construire.

          Dans l'attente du plaisir de revoir tous nos amis du Maroc, nous les remercions d'avoir participé directement ou indirectement à la réussite de ce beau voyage qui n'a subit que l'ombre des deux ratés espagnols de Malaga.


 
Ecrit et composé avec GenPh© -CopyrightDepot.com 00035368- V 2.010-5601-MMag du 26/12/2006

  Dernière modification : 20/12/2010